Parfois, je me demande comment fonctionnent les journalistes. Ils nous assomment en ce moment avec le déficit de la sécurité sociale en expliquant à la ménagère dépressive qu’elle coûte trop cher en consultations et en Vallium. Les rustines se succèdent : les déremboursements massifs, les franchises et la dernière née, la TVA sociale.
Bon, il y aurait une réalité cachée ? Quelle est donc cette bassesse ? Allez, je suis bon prince, je lâche l’info, elle vient de Bercy le 30 mai dernier : l’Etat doit 5,257 milliards d’euros à la Sécurité sociale. Avouez qu’avoir un débiteur doté d’une telle ardoise peut vous mettre rapido dans le rouge. Et quand l’Etat ne parvient plus à honorer ses dettes, le bon père de famille que j’espère être se dit que c’est tout de même inquiétant. Petit conseil d’ami : si le Président ou l’un de ses proches veut vous donner un peu d’argent, préférez des espèces à un chèque.

(412 millions d’euros à la Caisse nationale d’allocations familiales au titre de l’allocation adulte handicapé et 255 millions au titre de l’allocation de parent isolé ; 373 millions à la Caisse nationale d’assurance-maladie des travailleurs salariés au titre de l’aide médicale d’Etat et 118 millions au titre de l’allocation spéciale d’invalidité ; 3,22 milliards d’euros de charges à payer au titre des exonérations de cotisations sociales, ; 875 millions de dettes de fonctionnement)